Une image, une phrase (ou un haïku)

En dehors de Bruxelles pour quelques centaines de mètres, je ne suis cependant pas dans le pré, c’est juste une impression

Il est huit heures, je rentre dans Bruxelles, jamais je n’ai vu ce rond-point sans voitures, je crois me réveiller dans un autre monde, réminiscence de temps anciens

Un immeuble qui s’évade vers le ciel, se confond avec lui, ce jeu sans fin des reflets

Toujours la nature dans la ville et imaginer qu’un jour peut-être elle recouvrira tout

Rose trémière
Discrète en ce doux matin
Tu m’accompagnes ?

Croiser des pigeons en train de se régaler et décider que celui qui s’approche sera le personnage principal de cette photo, que lui aussi, même s’il n’est qu’un pigeon parmi d’autres, aura son moment privilégié

Branche d’érable du Japon sur fond de maisons bourgeoises tout auréolé d’un fin duvet nuageux, ses feuilles rouges orangées, rousses, au parfum d’automne

Playmobil, rappel du temps de l’enfance, mes enfants me disent : « surtout ne pas jeter les Playmobil ! », alors ils restent là au grenier à attendre une hypothétique nouvelle vie

Avant d’emprunter le pont qui surplombe le chemin de fer, je m’arrête quelques instants devant l’arbre aux papillons, ce buddleia que certains appellent aussi l’arbre aux oiseaux et je pense à celui qui se trouve près de chez moi, en permanence rempli de moineaux


Retrouver les allées d’un petit parc où je n’avais plus mis les pieds depuis très exactement dix ans, j’en avais oublié la configuration, j’en avais presque oublié l’existence, comme oblitérée, et le revoilà sans doute parce que je voulais retrouver cette ruelle du temps où Uccle n’était qu’un village de campagne éloigné de Bruxelles
cette présence du végétal dans la ville
tu le cherches, tu le captes comme un élément nécessaire, incontournable
arbres à papillons au bord de la voie ferrée, érable contre ciel et pigeons conquérants friands de graines
je pense moi aussi à des ères futures où les arbres repartiraient à la conquête du territoire, s’adapteraient aux conditions quel que soit le climat… il suffirait de peu pour que ça arrive, pour que leurs racines fendent le béton et l’ensevelissent… alors les chats redeviendraient sauvages…
merci Catherine pour ce post inspirant
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Et merci à toi, Françoise
Oui, j’aime capter ce végétal fragile, du moins en apparence, qui surgit entre deux dalles de trottoir, au pied d’une borne électrique, le long des rues… et comme tu dis, il suffirait de peu… d’autant qu’à Bruxelles, le végétal est partout, omniprésent, nul besoin de faire pousser des forêts urbaines
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oui, de la végétation en masse en ville, comme un manteau protecteur. on en rêve ! merci de nous rappeler cette belle vision, même si en ce moment, avec nos successions de canicules, la nature souffre affreusement.
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Merci Dominique ! Comme je disais dans ma réponse à Françoise, le végétal est omniprésent à Bruxelles. Rien qu’à Uccle, ma commune (à Bruxelles, les communes portent un nom et peuvent se comparer aux arrondissement parisiens), il y a un nombre incalculable de parcs, même une réserve semi-naturelle… Mais bien sûr toute cette nature souffre aussi…
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