Retour de mon périple en France la semaine dernière. Je passe une nuit dans un Formule 1, petite chambre étriquée, mais nette, proprette, rien à redire, mini salle de bain aussi, je ne me voyais pas me doucher dans ces petites cabines alignées dans le couloir. Déjà la canicule pointait le bout de son nez. Dans la voiture j’avais passé mon temps à ouvrir l’aération (il ne s’agit pas de clim’ dans ces modèles basiques de voitures), la fermer, baisser les vitres, les remonter, mais surtout à pester contre Waze qui avait eu la mauvaise idée de se murer dans le silence en raison sans doute d’une mauvaise manipulation de ma part tandis que je m’enfonçais dans les embouteillages. Ce qui m’a fait rater certaines bifurcations mais il m’a remise dans le droit chemin et j’ai longé la Seine à Boulogne et frôlé du regard les immeubles de la Défense avant d’enfin attraper la A16 vers Beauvais où se trouve le Formule 1.

Minuscule donc la chambrette et cela me change de l’espace quasi infini des Fougères. Depuis le lit, j’ai le nez sur le mur du fond, assez sympathique je dois dire, il est couvert de représentations d’affiches de voyage vintage, aux Etats-Unis pour la plupart et quelques-unes sur les autres continents. Je n’ai quasi rien mangé à midi et assise au bord du lit, je dîne de mon pique-nique. Puis, vue sur les affiches, en une association totalement incongrue, je me mets à Richarme de Françoise Renaud, une manière sans doute de prolonger ces moments de partages (voir mon article précédent, Les Fougères) si foisonnants encore le matin même.
Et quoi de mieux pour renouer doucement avec la ville, après quelques jours d’entre-deux que les étangs d’Ixelles, au côté de la place Flagey et de son célèbre bâtiment « paquebot » à la croisée de l’art déco et du modernisme qui a d’abord servi de Maison de la Radio avant d’être converti en une des meilleures salles de concert d’Europe, paraît-il, en raison de son acoustique exceptionnelle.



Flâner quelques brefs instants le long des étangs par l’avenue Charle de Gaulle (eh oui, même à Bruxelles il y en a une) et petite pensée au passage pour Jean Dominique et Blanche Rousseau (voir mon article précédent Marie Closset alias Jean Dominique, une poétesse oubliée) qui aimaient se promener ici à l’abri des regards indiscrets. Et désormais passer par la place chaque mardi après-midi pour me rendre à l’atelier de reliure à deux arrêts de bus de là.







on se plaît vraiment à suivre ton voyage jusqu’au bout, jusqu’à retrouver Bruxelles, ta ville…et pas de doute, la présence de l’eau est si apaisante… et naturellement rafraîchissante… il n’y a que cela qui nous comble en ce momentMerci chère Catherine de ces articles nourris en images et toujours si bien composés…. à se retrouver en d’autres espaces
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Merci merci, chère Françoise
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