Cailloux sur le chemin

Ce n’est pas toi qui habites la ville, c’est elle qui t’habite. Dualité. Deux photos pour toi identiques. Forêt et ville. Dans une même ville, celle qui t’habite. Centre et périphérie. Racines et verticalité. Mots-clés comme cailloux sur le chemin. Dualité (de la ville) qui t’habite, les parenthèses ont leur importance.

Jour de tempête

Te dire qu’avec un argentique jamais tu n’aurais pris cette photo. Une plante devant une fenêtre, photo divisée par une ligne verticale, un tiers deux tiers, certaines feuilles sont dans l’ombre d’autres dans la lumière de cette journée sombre de février, les feuilles de forme ellipsoïdale sont tombantes, certaines se terminent par une pointe très allongée, de fines tiges les relient entre elles à la tige principale, dans le tiers de gauche on aperçoit trois feuilles surmontées d’une guirlande de lumières, toutes les autres, une quinzaine, se situent dans le tiers de droite, elles masquent l’extérieur comme un rideau, lui même tenu à distance par un rideau de pluie, tout est gris, blanc, ouaté, sans relief, c’est un jour de tempête, un jour d’intériorité.