Journal images | Une ville rêvée

Une image (parfois deux), une phrase

Je continue d’apprendre la patience : après restauration des pages, les cahiers de mon Utrillo sont enfin cousus, la moitié du travail est accompli

Je flâne dans les rues de mon ancien quartier de travail avant de retrouver S. mon ancienne collègue devenue  une amie dès nos premiers jours de travail ensemble

Habitée des reflets du bleu dans la ville, une sorte de prisme au travers duquel je pose sans cesse le regard, je m’invente une ville rêvée, peut-être

La ville, une géométrie éphémère et sans cesse renouvelée. S’y perdre

La canicule semble nous apporter un goût d’automne prématuré mais le calendrier celtique ne nous rappelle-t-il pas que l’automne commence le 1er août ?

Même si ce serait bucolique, cette ancienne gare n’est pas en plein champ mais aux confins de la ville et seul demeure en fonction un arrêt de train avec distributeur automatique de billets sur le quai

Dentelles de feuillage, béton, ombre et verre réunies dans l’étroitesse d’une image

La rue pour moi durant quelques secondes, en profiter avant qu’elle ne soit à nouveau dévorée par l’ogre dénommé Trafic

Je ne me souviens pas d’avoir pris cette photo mais que ne fait-on pas dans un instant d’égarement

La tête d’une chèvre, d’un mouton, d’un humain en souffrance… Et vous, qu’est-ce que vous y voyez ?